2- La contestation de la croissance

Suite à la découverte de la pauvreté dans les années 60, la jeunesse conteste cette croissance. Dans les pays développés, le problème de la répartition des fruits de la croissance porte débat. De plus, toujours dans les années 60, les conflits sociaux sont plus nombreux. Ils permettent aux salariés d'obtenir une amélioration de leurs conditions de travail et de leurs salaires. Parallèlement, se développe une contestation bien plus radicale, il s'agit de la contestation générale de la société de consommation. La génération du baby boom critique leur vie réglée et standardisée tendue vers une seul but : s'enrichir toujours plus. En France c'est la critique du « métro, boulot, dodo » et cela peut se transformer en une véritable révolte comme en mai 68. De plus, les contemporains commencent à réfléchir sur l'épuisement du système. Les Trente Glorieuses consistent à produire et consommer plus mais jusqu'où? Déjà la pollution de l'atmosphère et des eaux interpelle. Des hommes d'affaire, des universitaires ainsi que des chercheurs formant le « club de Rome » publient des rapports sur le devenir économique et écologique de la planète. Ces contestations et ces interrogations deviennent plus prégnantes lorsque la croissance s'essouffle.