A- L'étude de marché.

Bien que l' étude de marché ne soit pas obligatoire pour permettre la sortie de votre produit, elle est tout de même fondamentale dans le processus de validation de votre projet. Effectivement celle-ci permet de mieux connaître les tendances du secteur et les acteurs du marché (l'offre et la demande), de vérifier ainsi l'opportunité de vous lancer et la viabilité du projet. De plus elle permet de réunir suffisamment d'informations afin de fixer des hypothèses de chiffre d'affaires réalistes, de faire les meilleurs choix commerciaux pour atteindre vos objectifs. Cette recherche d'information est plus ou moins difficiles selon vos compétences à cet exercice.

1-Mener son étude de A à Z.

Tout d'abord il faut rechercher les études déjà existantes, beaucoup d'études ont déjà été menées sur presque tous les sujets. Les organismes nationaux et internationaux publics, par exemple, sont de grands pourvoyeurs d'informations statistiques et d'analyses pertinentes : les ministères, l'Insee, la Documentation française, le Cecod, le Credoc, le CFCE, les chambres de commerce, les chambres artisanales ou agricoles, les fédérations professionnelles, les revues et livres spécialisés. Recherchez les publications spécifiques à un secteur, tant pour le recul apporté par les articles de fond que pour les publicités et nouvelles brèves émanant de vos concurrents... Des sociétés spécialisées, comme l' Argus de la presse, réalisent une revue de presse en collectant, sur une durée choisie, tous les articles traitant du sujet étudié. Sur internet, parmi les bons moteurs de recherche pour ce type d'investigation, citons Google et MSN. Ces versions électroniques vous permettent de repérer les passages pertinents par mots clés sur l'intégralité des textes, et d'accélérer votre travail d'analyse.Pour continuer il faut rencontrer des professionnels qui connaissent bien le secteur que l'on souhaite étudier, des professionnels qui pratiquent au quotidien vos cibles et vos concurrents. A moins de travailler sur le même territoire, la plupart d'entre eux vous recevront, car une telle démarche les valorise. Les journalistes spécialisés, toujours au courant des dernières nouveautés, connaissent bien les tendances du marché. Les banquiers et les comptables vous parleront de la solvabilité et du comportement financier de vos cibles et de vos concurrents.Pour finir il faut interroger la cible, les consommateurs que l'on souhaite toucher. Il faut sonder au moins 700 personnes, avec des techniques d'échantillonnage complexes et difficiles à mettre en place. En prenant le plus compétitif des prestataires, comptez au minimum 3 000 euros pour une enquête simple. Les premières phases vont vous permettre d'arriver à l'essentiel de votre problématique, puis d'évoquer les solutions dégagées lors de vos entretiens auprès d'un échantillon restreint de clients actuels ou potentiels. C'est le principe des études dites qualitatives, qui consistent à recueillir les avis de vingt à cinquante clients les plus différents possible pour enrichir votre réflexion. Ce sont vos actions de commercialisation, par nature quantitatives, qui vous permettront ensuite de retenir ou rejeter telle ou telle conclusion préalable...
Cela vous permettra d'enrichir votre réflexion sur votre positionnement, que viendront ensuite valider vos actions de commercialisation.